Pas d’ouverture des magasins le dimanche sans protection du personnel: vers un nouveau référendum !

Lors des votations de novembre 2016 les citoyennes et les citoyens genevois ont exprimé leur volonté : les magasins du Canton peuvent ouvrir jusqu’à 3 dimanches par an, mais seulement en présence d’une convention collective de travail de force obligatoire (CCT).

Le message était clair : des dérogations aux ouvertures sont possibles, mais il est nécessaire de fournir des garanties et des compensations au personnel de vente.

Ce que demandent les vendeuses et vendeurs n’est pas grand-chose, simplement la possibilité de pouvoir organiser leur temps libre et familial : des samedis de congé dans l’année, des plannings fournis 3 semaines à l’avance, des journées de travail limitées à 10h. Les patrons se sont refusés à entendre ces demandes et donc à signer une CCT digne de ce nom, mais il n’ont bien évidemment pas renoncé à leur volonté d’ouvrir les dimanches.
 
C’est la raison pour laquelle le Parti libéral radical s’est fait le porte-parole des représentants patronaux en déposant un nouveau projet de loi qui a été adopté par le parlement le vendredi 21 septembre : les magasins pourront désormais ouvrir trois dimanches par an, et cela même en l’absence d’une convention collective.
Conformément à la décision du comité des vendeuses et vendeurs de notre syndicat, nous devons donc nous engager dans une bataille référendaire pour que l’ouverture des commerces le dimanche ne puisse pas se faire sans protection du personnel de vente.
 
La récolte de signature devrait débuter cette fin de semaine déjà, dès publication officielle de la loi. Nous remercions tous nos membres disponibles de bien vouloir participer à des récoltes de signatures, ou de demander à recevoir du matériel afin de récolter dans leur entourage, de se signaler à nous (0848 949 120 ou audrey.schmid@unia.ch) en mentionnant leurs jours et heures de disponibilité afin que nous puissions organiser leur accompagnement. Pour rappel, il faut être de nationalité suisse pour signer un référendum cantonal, mais tout le monde a le droit de récolter des signatures.

Le syndicat, c’est aussi la solidarité entre les différents corps de métier ! Soyons solidaires avec les vendeuses et les vendeurs, refusons le travail du dimanche sans protection !