Edito

Un congrès syndical pour nous renforcer contre les attaques de la droite

Indéniablement, le vent tourne en Suisse. Le vote du 9 février 2014 acceptant l’initiative UDC « contre l’immigration de masse » n’a été que le début d’un durcissement notable en matière de politique sociale. Trois attaques majeures se conjuguent actuellement dans un projet de démantèlement rapide et sans précédents des conditions de vie et de retraite de l’immense majorité de la population : la troisième réforme de l’imposition des entreprises, une politique migratoire discriminatrice et de réduction des protections des salarié-e-s; le Plan de prévoyance vieillesse 2020. Ces réformes constituent un tout très dangereux. Si elles ne sont pas mises en échec, l’austérité frappera tout le monde, et davantage les bas salaires et les statuts précaires, les sans emploi, les retraité-e-s et les personnes à l’aide sociale, les familles à faible revenu, les personnes avec un handicap, les jeunes et tout spécialement les femmes qui subiront de plein fouet l’effet conjugué de ces politiques.

Unia Genève, avec les autres syndicats genevois, ont publié en début d’année un manifeste mettant en garde contre ces attaques et appelaient en

premier lieu les salarié-e-s du secteur privé et du secteur public et plus largement la gauche et les mouvements associatifs à Genève et ailleurs en Suisse à construire un front large et déterminé à tout mettre en œuvre pour lutter sans relâche afin de stopper les politiques d’austérité et à dire « non », dans la rue par des manifestations, sur les lieux de travail par la grève, dans les urnes par des référendums à ces trois projets destructeurs du vivre ensemble.

En tant que plus grand syndicat de Suisse, Unia a la responsabilité d’être la fer de lance de ce combat sur l’entier du pays. La région genevoise a soumis au Congrès, qui aura lieu du 27 au 29 octobre à Genève, une série de propositions issues de ce manifeste syndical. Donnons-nous les moyens pour les adopter, les mettre en œuvre et renforcer le front social nécessaire pour lutter contre une droite de plus en plus destructrice !

Agenda

Les prochaines séances des Comités : dans les locaux d'Unia(dates à venir)

Bâtiment :

Métallurgie du bâtiment :  à 17h30
- 12 octobre
- 9 novembre
Second Oeuvre   :  à 17h30
Gros Oeuvre   :  à 19h
- 7 octobre
- 4 novembre
Nettoyage :  à 18h
- 29 octobre
- 3 décembre

Industrie :

Horlogerie : à 17h30
- 4 octobre
Automobiles :  à 18h
- 11 octobre
Mécatronique : à 17h
- 19 octobre

Tertiaire :

Vente
:  à 19h30
- 12 octobre
- 23 novembre
- 7 décembre
Hotellerie Cafés Restauration :  à 18h30
- 26 octobre
- 30 novembre
- 14 décembre

Nouvelles nationales

Bonne nouvelle: 20 000 manifestant-e-s dans la rue pour défendre l’initiative AVSplus…

Le 10 septembre, les rues de la vieille ville de Berne ont résonné des revendications de quelque 20 000 manifestant-e-s venus réclamer une hausse de 10% des rentes de vieillesse de l’AVS. Bien qu’il s’agissait du samedi du Jeûne genevois, la cohorte mobilisée par les syndicats de Genève dépassait les 400 personnes, lesquelles ont non seulement soutenu AVSplus, mais aussi dénoncé les projets de la droite de faire payer la crise aux classes populaires par la politique d’austérité, l’allongement de la durée de travail ou encore les restrictions à la libre circulation. Tout le monde a finalement regretté de ne pas terminer le cortège sur la place Fédérale pour jeter tout ce mécontentement à la tête des autorités du pays. On a toutefois eu la satisfaction de voir sur quelques pancartes et tracts que le discours, auparavant très romand, du refus du démantèlement des retraites commençait à essaimer en Suisse alémanique…

… mauvaise nouvelle: 60% des votants refu-sent AVSplus

… Mais insuffisamment encore, car deux semaines plus tard, seule une minorité de 40% des votants ont soutenu dans les urnes AVSplus. Ce pourcentage représente globalement la force électorale de la gauche toutes tendances confondues et démontre que les syndicats n’ont pas su convaincre au-delà des catégories de populations déjà acquise à leurs idées. Toutefois, les résultats favorables à l’initiative dans les quartiers et arrondissements populaires révèlent que les arguments syndicaux font mouche auprès de nos publics-cible.

Le Conseil national ne s’y est pas trompé, et dès le lendemain du vote, la droite parlementaire a chargé la réforme «prévoyance vieillesse 2020» en coupant les maigres avantages obtenus ça et là et en confirmant les mesures phares de la réforme – à savoir la hausse de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans et la réduction du montant des rentes de 2e pilier. Mais aussi en inventant un système automatique faisant monter l’âge de retraite de tout le monde jusqu’à 67 ans en cas d’insuffisance de recettes dans l’AVS. Alors que les gains des assureurs privés de la prévoyance professionnelle sont préservés par la réforme, les salarié-e-s devraient travailler plus longtemps et cotiser davantage pour toucher au mieux les mêmes rentes qu’aujourd’hui.

La vraie bataille pour la défense de retraites se profile dans les prochains mois et les syndicats genevois sont bien décidés à tout mettre en œuvre pour empêcher le démantèlement programmé par la droite et le patronat.

Succès pour la manifestation nationale

Avec plus de 20 000 participant-e-s à la manifestation nationale pour les retraites, la mobilisation a été à la hauteur de l’enjeu. Dans son discours, Vania Alleva a rappelé qu’il est hors de question d’accepter un vol de rentes et que nous nous opposerons au démantèlement des retraites voulu par la droite du Parlement.
> Plus d’infos sur les site d’Unia

> Photos et vidéo de la manif sur le site d’Unia

Revendications salariales 2017

Pour l’année 2017, Unia réclame une hausse générale des salaires de 1 à 1,5%, et une contribution patronale aux primes d’assurance maladie. Toutes et tous les salarié-e-s doivent pouvoir profiter de cette revalorisation. L’écart entre hauts et bas salaires se creuse toujours plus: Unia veut stopper cette tendance.

> Plus d’infos sur le site d’Unia

Le National veut massacrer les retraites

La majorité de droite du Conseil national veut à terme augmenter la retraite à 67 ans. Les premières concernées sont les femmes qui verront une augmentation de l’âge de la retraite à 65 ans. Contrairement au Conseil des Etats, le Conseil national ne veut pas d’une compensation de la baisse des rentes du deuxième pilier (moins 12%) par le biais de l’AVS. Ce sont les jeunes qui payeront le prix fort. Unia a d’ores et déjà annoncé son apposition à ce projet.

Plus d’infos sur le site web d’Unia

CN: affiches pour des chantiers dignes

Avant les vacances d’été, des travailleurs de centaines de chantier de toute la Suisse ont participé à une action de photos. Leur revendication est très claire : « nous nous engageons pour des chantiers dignes ». Une affiche a été produite avec ces photos, elle sera collée partout dans les cabanes de chantiers.

Pour recevoir une affiche, n’hésite pas à t’adresser à bau[at]unia.ch ou par SMS au 076 302 27 15.

Succès pour les grévistes de Ste-Croix

La grève a payé. Après seize jours d’arrêt de travail et de négociations difficiles, Unia Vaud et Neuchâtel ont conclu un accord avec la société Alpen Peak pour le dédommagement de six ouvriers victimes de dumping salarial. L’entreprise a versé les 62 000 francs qui reviennent aux travailleurs lésés.

> Plus d’infos sur le site d’Unia

Nouvelles régionales

Manifestation nationale pour le droit d’asile

Samedi 1er octobre dernier, près de 3'000 manifestant-e-s sont descendus dans les rue de Lausanne pour défendre le droit d’asile. Malgré une pluie battante, les participants venus de toute la Suisse se sont rassemblés en nombre pour dénoncer les accords Dublin et la politique très restrictive de la Suisse en matière d’asile. L’expulsion des migrant-e-s dans le cadre des « renvois Dublin » était particulièrement visée par les slogans et autres prises de paroles. « Vos renvois, on n’en veut pas ! » ou encore « c’est pas les immigrés, c’est Sommaruga qu’il faut virer ! » ont animé le cortège auquel ont pris part de nombreuses organisations de soutien aux migrants, les syndicats et les partis de gauche.

Les militant-e-s d’Unia, et en particulier de son groupe migrant, étaient présents pour manifester leur soutien avec les personnes migrantes victimes d’une politique d’asile inhumaine. Alors que le patronat cherche à diviser les travailleurs et travailleuses en désignant les immigrés comme boucs émissaires de tous les maux, Unia continuera de se battre à leurs côtés pour exiger un véritable droit d’asile solidaire, l’ouverture des frontières, un accueil digne et de bonnes conditions de travail pour toutes et tous.

Les syndicats genevois prennent position sur la libre circulation des personnes

Le projet de mise en œuvre de l’initiative « contre l’immigration de masse » renonce à ce stade aux contingents. Devraient-ils réapparaître à l’issue des débats parlementaires, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) s’y opposera frontalement. En parallèle, la CGAS dénonce toute forme de « préférence nationale » et continuera à se battre pour une amélioration des protections des travailleurs immigrés et résidents. L’initiative « RASA », qui veut simplement annuler le vote du 9 février, ne constitue pas une alternative au combat syndical contre les abus patronaux.

 

 

Le Conseil de surveillance du marché du travail prend des mesures contre les stages abusifs

Réuni début septembre, le Conseil de surveillance du marché de l'emploi (CSME), commission tripartite cantonale chargée de la politique générale du marché du travail, a validé des critères permettant de définir si une situation de stage doit être considérée comme problématique ou non. Les autorités compétentes en matière de surveillance du marché du travail disposent ainsi d'un outil simple et efficace pour lutter contre les abus en la matière.

Formations pour le personnel de l’hôtellerie-restauration

Les lundis 7 novembre, 21 novembre et 5 décembre prochain, les secrétaires de l’hôtellerie-restauration organisent trois moments de formations juridiques de base à destination des salarié-e-s de la branche. Axés sur les problèmes fréquemment rencontrés (organisation du temps de travail, fixation des dates de vacances, travail de nuit, etc.) et les nouveaux instruments à disposition des travailleurs (inspection paritaire des entreprises et LRDBHD), ces cours sont l’occasion de mieux connaître ses droits sur sa place de travail pour pouvoir mieux s’organiser pour les défendre. Ces cours ont lieu de 15h30 à 17h dans les locaux du secrétariat et sont ouverts à tous les salariés de l’hôtellerie-restauration. Les inscriptions sont à retourner à artur.bienko[at]unia.ch ou audrey.schmid[at]unia.ch.

Divers

  04 - 21.10.2016

LA BOUCHERIE DE JOB

Fausto Paravidino / Hervé Loichemolndiquée.

Cette offre est non cumulable avec d’autres réductions et valable dans la limite des places disponibles.

Avons-nous vendu nos croyances et nos valeurs au dieu argent ? Un pardon, un salut, sont-ils encore possibles? Avec fantaisie et culot, Fausto Paravidino, jeune et prodigieux auteur italien, bouscule les idées néolibérales en revisitant la parabole bilblique de Job. 

Un petit commerçant, travailleur, bon et généreux, éprouve des difficultés économiques, fait faillite, perd ses proches et finit sur un tas d’ordures. Job – comment pourrait-il s’appeler autrement ? – n’a pourtant rien à se reprocher : il croit au travail, à l’effort, au mérite, à la parole donnée. Mais il ne voit pas que le jeu a changé, ne sait pas s’adapter et sombre corps et biens. Son fils, qui connaît les nouvelles règles, revient de Boston, prend les affaires en main et fait fructifier le néant.

La Boucherie de Job montre un monde qui bascule, se transforme, où la faillite est générale, où l’on peut faire argent de tout, de rien et n’importe comment. Un monde qui semble être le nôtre, chaotique, exubérant, drôle, ridicule et émouvant.