À l’appel des syndicats Unia, SIT et Syna, l’assemblée générale a marqué un tournant dans le conflit en cours avec la SSE Genève, responsable d’une attaque inacceptable contre les salaires et les droits des travailleurs.
« On ne va pas se laisser voler 400 francs par mois »
Cette mobilisation fait suite à la décision de la la Société suisse des entrepreneurs (SSE Genève) de dénoncer l’annexe genevoise de la Convention nationale et de refuser des négociations sur la CCT locale, provoquant une baisse brutale des revenus et un recul des conditions de travail.
Les conséquences sont immédiates : jusqu’à 400 francs de moins par mois, la suppression de la pause payée, la remise en cause d’indemnités conquises de haute lutte, et une dégradation générale des conditions sur les chantiers.
« On ne parle pas de petits ajustements. On parle de 400 francs en moins par mois. Pour nous, c’est le loyer ou les courses. C’est une attaque directe contre nos familles. »— un maçon ayant pris la parole lors de l’assemblée.
Ce sont 5'000 travailleurs qui sont directement touchés. Au total, 24 millions de francs par an sont retirés des salaires dans le canton, soit 120 millions sur cinq ans.
Une décision prise à l’unanimité
Face à ce que les syndicats dénoncent comme une véritable attaque contre les salaires, les travailleurs ont décidé de riposter.
« La discussion, on y a cru. Mais aujourd’hui, c’est clair : sans rapport de force, rien ne bouge. La mobilisation est devenue inévitable. » - José Sebastiao, Responsable Secteur Construction et Artisanat, Unia Genève.
Le vote est sans appel :- Débraillage reconductible, adoptée à l’unanimité- Mobilisation générale sur tous les chantiers- Renforcement des actions dans toute la branche
Les travailleurs exigent le rétablissement immédiat de l’annexe 13, le maintien de leurs salaires et de leurs indemnités, ainsi que la réouverture de négociations sérieuses.
« Ce que fait la SSE, c’est inacceptable. On prend directement dans la poche des travailleurs. Les acquis attaqués aujourd’hui sont le résultat de longues luttes. Les supprimer, c’est tirer toute la branche vers le bas. »— Pedro Leite, secrétaire régional Syna,
Les syndicats avertissent : la responsabilité du conflit est entièrement du côté du patronat.
« Les travailleurs ont construit leurs droits par des années de lutte. Ils ne laisseront personne les démanteler. Ils vont récupérer ce qui leur appartient. »— Thierry Horner, secrétaire syndical Sit,
Vers un conflit majeur dans la construction
Sans changement immédiat de la SSE, Genève se dirige vers un conflit social d’ampleur inédite dans la construction.
Le débraillage débutera en automne et pourra être reconduite. D’autres actions sont déjà en préparation.
Les syndicats appellent à une mobilisation massive dans toute la branche et exigent le retour immédiat à des négociations.
Contacts pour les médias
José Sebastiao, Responsable Secteur Construction et Artisanat, Unia Geneve , 079 717 11 98, jose.sebastiao@unia.ch
Syndicat Unia 2026